Le choix entre un préchauffeur tubulaire, un préchauffeur à plaques ou une solution spécifique dépend des conditions réelles de fonctionnement.
Lorsque les fumées contiennent une forte charge en particules la géométrie de l’équipement, la section de passage et les accès de nettoyage deviennent déterminants. Dans certains cas, les préchauffeurs tubulaires offrent une meilleure tolérance au colmatage.
- Perte de charge admissible :
La perte de charge côté air et côté fumées doit être compatible avec les ventilateurs, le tirage et le fonctionnement des brûleurs. Si la marge disponible est faible, la conception de l’échangeur et des conduits devient critique.
- Température de sortie des fumées:
Une baisse de la température de sortie des fumées peut permettre d’augmenter la récupération de chaleur. Toutefois, un fonctionnement proche ou sous le point de rosée acide exige un choix de matériaux, un système de drainage et une stratégie d’exploitation adaptés.
Lorsque la composition des fumées favorise la condensation acide, il faut définir un concept de matériaux cohérent : fonte, acier inoxydable, verre borosilicaté, émail, polymères ou solutions hybrides selon les conditions du projet.
Les préchauffeurs à plaques peuvent être plus compacts, tandis que les préchauffeurs tubulaires peuvent être plus adaptés à certains gaz chargés. Le choix doit prendre en compte l’encombrement, les accès de maintenance et les contraintes de montage.
- Intégration avec l’installation
L’APH doit être conçu avec les interfaces réelles de l’installation : brûleurs, conduits de fumées, ventilateurs d’air forcé ou de tirage induit, instrumentation, contrôle-commande et conditions d’arrêt et de démarrage.